
Marseille,
berceau du santon, si d'autres cités nous ont adoptés,
nous sommes bien nés, au bon soleil, près du rivage
du vieux port.
Nous sommes plein de mouvement et de couleurs, mais nous gardons
la tradition des costumes, des personnages des pastorales, des
petits métiers marseillais.
Seule la nativité conserve son caractère biblique.
Car, ne dit-on pas qu'on a retrouvé sur un bas relief d'un
sarcophage du IV e siècle conservé dans un musée
à Rome, la description de la crèche.
Saint-François d'Assise réalise une crèche
vivante en 1223 avec l'accord du saint-Siège.
Il se souvient de celle de son enfance que lui confectionnait,
selon la tradition, sa mère d'origine provençale.
Petits santons de crèche de famille, nous nous apparaissons
à Marseille après la fermeture des lieux de culte,
au moment de la Révolution de 1789.
Les églises fermées, les braves Marseillais ne peuvent
venir se recueillir devant la Nativité.
Ils achètent des santons pour pouvoir faire la crèche
chez eux.
Des statuaires ou des santonniers amateurs se mettent donc, pour
satisfaire cette demande, à fabriquer des figurines d'argile
crue.
Puis, certains, font cuire leur production afin de rendre le santon
moins fragile.
La foire au Santons débute à Marseille sur le Cours
(Cours Belzunce) en 1803.
En 1953, le Maire tenant compte de l'extention de cette foire
aux Crèches et aux Santons, l'installe sur les Allés
de Meilhan (actuellemnt sur la Canebière) où elle
est restée depuis.
Le santon est entièrement fait à la main, aucune
machine n'intervient dans sa fabrication.
Ce qui en fait un véritable objet artisanal et artistique,
conçu, modelé, moulé, cuit et peint par le
santonnier, heureux de vous offrir sa production pour satisfaire
la plaisir des amateurs.
C'est un authentique témoin de l'Art Populaire Provençal
de XXe siècle.
Ces santons d'argile sont aujourd'hui les ambassadeurs de la Tradition
Provençale dans le monde entier
Jacques
Flore
Santonnier à Marseille